Qui sommes nous ?

Depuis plusieurs années, les héritiers de Louis Renault ont engagé une action concertée visant tant à la réhabilitation morale de l’action de Louis Renault sous l’Occupation qu’à l’obtention d’indemnisations que ces héritiers peuvent penser importantes, ce qui explique les moyens considérables qu’ils déploient pour tenter de parvenir à leurs fins :

Le procès intenté au Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane en 2010 pour faire retirer une photo de Louis Renault en compagnie d’Adolf Hitler, un article dans le « Le Monde » magazine du 8 janvier 2011, un sujet au JT de France 2 le 2 mars, un autre passage sur France 2 le 26 avril 2011, une heure d’émission sur Europe 1 le 3 août 2011, un documentaire sur France 3 le 14 décembre 2011, suivi d’un « débat » auquel participait une petite fille de Louis Renault et son mari, historien hagiographe de Louis Renault, mais aucun historien spécialiste de la collaboration économique, tous ces éléments montrent qu’il s’agit là de la mise en œuvre d’un plan de communication destiné à préparer l’opinion.

Ces héritiers de Louis Renault ont assigné l’État en indemnisation devant le tribunal de grande instance de Paris le 9 mai 2011 ; cette assignation est assortie d’une question prioritaire de constitutionnalité.

L’action des héritiers de Louis Renault vise à remettre en cause l’ordonnance prise par le Général de Gaulle le 16 janvier 1945 et dont l’exposé des motifs contenait la phrase suivante : « Alors que les livraisons fournies par la société Renault à l’armée française s’étaient montrées notoirement insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre, les prestations à l’armée allemande ont, durant l’occupation, été particulièrement importantes et ne se sont trouvées freinées que par les bombardements de l’aviation alliée des usines du Mans et de Billancourt. » Leur action, à la fois politique et financière, s’inscrit dans un cadre plus général, en France et dans d’autres pays d’Europe, de remise en cause du fondement des institutions issues de la seconde guerre mondiale.

Afin de pouvoir agir, y compris en justice, et mener la lutte publique contre cette opération visant à l’indemnisation des héritiers de Louis Renault, nous avons créé cette association :

« Esprit de Résistance » dont l’intitulé complet est : « Association contre toute révision de l’ordonnance n° 45-68 du 16 Janvier 1945 - Esprit de Résistance »

Et l’objet ainsi défini :

« L’Association a pour but premier de s’opposer par tous les moyens possibles à toute révision de l’ordonnance n° 45-68 du 16 Janvier 1945, à toute réhabilitation morale de Louis Renault ainsi qu’à toute indemnisation de ses héritiers. Plus généralement, l’Association a pour but de s’opposer à toute manœuvre de réhabilitation de collaborateurs des occupants nazis et à toute demande d’indemnisation de leurs héritiers. L’Association a vocation à rassembler, sur les bases les plus larges, dans l’esprit de la Résistance, toutes les personnes et institutions, associatives, syndicales, politiques,… désireuses d’agir en ce sens. »

La première action de notre jeune association a consisté à mandater Maître Teissonnière pour agir en justice au nom de l’association, contre la demande des héritiers de Louis Renault. Cette affaire ne fait sans doute que commencer, et le combat risque d’être long. C’est pourquoi nous avons besoin de votre soutien, En regard des moyens considérables mis en œuvre par les héritiers de Louis Renault, nos moyens sont faibles et nous ne tirerons notre force que de notre nombre et du soutien de nos adhérents et amis, par leur adhésion, par leur soutien bénévole, et par le relais d’opinion qu’ils pourront être vis-à-vis de leurs propres réseaux.

Parmi les membres fondateurs et initiateurs de cette association, il y a entre autres notre Président d’Honneur Pierre Pranchère, ancien résistant et député honoraire, trois anciens dirigeants historiques de la CGT de Billancourt : Roger Silvain, Michel Certano et Aimé Halbeher ; l’historienne Annie Lacroix-Riz et les avocats Jean-Paul Teissonnière et François Kaldor.

Les statuts de notre association sont disponibles, par le lien statuts de l’association, de même qu’un bulletin d’adhésion